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LES
PRINCIPES
Un
désir qui résume bien l'attente des parents : voir
celui qu'ils ont désigné pour parrain apporter aide
et soutien à leur enfant tout au long de sa vie.
Elargir son horizon, former ses goûts, guider ses
études. Et, éventuellement, lui permettre d'accéder
à une certaine sphère sociale ou faciliter son entrée
dans la vie professionnelle. Elle n'est pas loin,
l'image de la fée marraine voletant au-dessus du
berceau et inondant l'enfant de ses dons et de ses
bienfaits !
Mais où trouve-t-on la marraine de Cendrillon aujourd'hui
?
- Même
divorcés ou séparés, les parents ont le droit
de faire baptiser leur enfant.
Le consentement des deux parents est alors nécessaire.
- Il
est possible de choisir juste un parrain ou seulement
une marraine.
La coutume veut que l'enfant ait un parrain et
une marraine, mais un seul suffit. Il est néanmoins
nécessaire que celui-ci soit baptisé.
-
Un enfant doit être baptisé avant 3 ans.
Il n'y a pas d'âge pour le baptême. L'Eglise estime
cependant que plus l'enfant grandit, plus son
consentement est souhaitable. Elle invite donc
les parents à faire baptiser leur enfant dès les
première semaines, ou à attendre qu'il soit en
âge de suivre le catéchisme.
- Le
baptême a un prix.
Le baptême est gratuit. Mais il est usage de remettre
une offrande au prêtre, dont vous déterminerez
vous-même le montant.
- La
cérémonie doit obligatoirement avoir lieu
dans votre paroisse.
Si, par exemple, vous habitez avec votre enfant
dans le Bordelais, là où se trouve toute votre
famille, pas de problème, votre paroisse vous
autorisera à choisir un prêtre et une église dans
votre région d'origine.
- Quels
son les droits des parrain et marraine ?
Si les parents disparaissent, le parrain et la
marraine ne sont pas considérés comme les tuteurs.
La loi française prévoit la réunion d'un conseil
de famille qui confie, en général, l'éducation
des enfants à un de ses membres. Ce qui exclut
d'office ceux qui ont été choisis hors de la parenté
! Quant à ceux qui font partie de la famille,
s'ils sont désignés comme tuteurs, ce n'est jamais
en leur qualité de parrain et marraine.
- Version
laïque
Institué sous la Révolution française et calqué
sur la tradition religieuse, le baptême civil
est apparu en 1790. On le pratique aujourd'hui
un peu partout en France, mais difficile de les
dénombrer puisqu'ils ne sont recensés sur aucun
registre officiel. On sait qu'ils ont connu une
forte progression après Mai 68, lorsque beaucoup
de jeunes couples ont manifesté le désir de donner
un parrain et une marraine à leur enfant en dehors
d'un sacrement religieux. Et on a aussi constaté
un notable regain d'intérêt en 1989, en raison
du bicentenaire de la Révolution française !
Si vous êtes intéressés, vous pouvez déposer une
demande auprès du maire de votre commune. Mais
sachez qu'il reste libre d'accepter ou de refuser.
- Et
dans les autres religions
Seuls les chrétiens ont un baptême. Les pratiques
diffèrent un peu selon les religions (catholique,
protestante ou orthodoxe) mais on retrouve toujours
la présence de l'eau, symbole de purification.
Contrairement aux idées reçues, la circoncision
juive ou musulmane n'a qu'un lointain rapport
avec le baptême chrétien.
Seul point commun : il s'agit d'un rituel qui
marque l'entrée de l'enfant dans la communauté
religieuse.
LE
DEROULEMENT
- Le
jour du baptême, l'enfant reçoit
de ses parrain et marraine, une médaille
et une chaîne mais surtout pas une gourmette
gravée à son nom.
Le parrain offre les dragées (roses,
bleues, blanches) que la mère de l'enfant
mettra dans des sachets de sa confection, à
moins que les boîtes ne proviennent de
chez Martial.
- Un
déjeuner ou un goûter sera
organisé à l'occasion du baptême.
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