Envie de commencer votre arbre généalogique
?
Retrouver
ses ancêtres :
Commencez
par une enquête familiale
Il s'agit de faire l'inventaire et de réunir des éléments
restés dans la famille (les livrets de famille, qui n'existent
que depuis 1880, les faire-part, les photos de famille,
etc) et la mémoire familiale (noms des pères et mères
- dates de naissance et de décès...).
Les
premières recherches seront souvent menées par correspondance,
car la législation française actuelle interdit l'accès direct
aux documents d'état civil datant de moins de 100 ans.
Vous vous procurerez un acte d'état civil concernant le
plus lointain ancêtre sur lequel vous aurez des informations
(généralement votre grand-père ou votre arrière grand-père).
Cet acte sera le plus souvent celui de son décès. Vous le
demanderez à la mairie du lieu de décès, en n'oubliant pas
de joindre une enveloppe timbrée à vos noms et adresses.
Cet
acte de décès vous apprendra où est né cet ancêtre et à
quelle date, ainsi que sa filiation (nom et prénom de ses
parents). S'il est né avant 1922, il sera inutile d'aller
voir son acte de naissance : avant cette date, en effet,
les actes de naissance ne comportaient pas les date et lieu
de naissance des parents, mais seulement leurs âges et professions.
C'est là que tout se complique. Il vous faudra vous déplacer
et aller consulter vous-même l'état civil de plus de 100
ans de la commune de naissance pour y commencer votre recherche.
Commencer
la recherche sur le terrain
C'est le moment d'amorcer la recherche sur archives : dans
l'état civil de la commune de naissance de votre ancêtre,
vous rechercherez en priorité l'acte de mariage de ses parents
(une fois sur deux, c'est là qu'il aura été célèbré). Aidez-vous
pour cela des tables décennales alphabétiques, regroupant
les mariages par périodes de dix ans. Sinon, recherchez,
dans l'ordre, l'acte de décès du père, celui de la mère,
ou tout autre indice permettant de savoir d'où pouvaient
venir les parents.
Il
en va ainsi tout au long de la recherche : à chaque génération,
vous devrez rebondir à partir des éléments retrouvés dans
les actes pour en trouver un (mariage ou décès) vous livrant
la génération précédente. C'est là que vous devrez faire
preuve de patience, de logique et de rigueur.
L'état
civil a été crée en 1793. Une fois que vous serez remontés
jusque-là et donc que cette source sera épuisée, vous devrez
passer aux registres paroissiaux. Ces registres rassemblent
les actes de baptêmes, de mariages et de sépultures. Malheureusement
ils sont de moins en moins riches en informations au fur
et à mesure que vous remonterez le fil des temps. Vous devriez
pouvoir remonter, en moyenne, jusqu'à la seconde moitié
du XVIIè siècle. En fait, tout dépend de la richesse et
de l'ancienneté des collections d'archives, qui peuvent
varier d'une commune à l'autre (- Paris, qui a vu l'ensemble
de ses archives antérieures à 1860 détruites lors des incendies
de la Commune, en 1870).
Vous voulez retracer l'histoire
de l'un de vos ancêtres qui a participé à la Première guerre
mondiale ?
Un site du ministère de la Défense, baptisé Mémoire des
hommes, met à votre disposition une mine d'informations.
Ce site internet recense les fiches détaillées des soldats
"morts pour la France" pendant la Première Guerre mondiale.
Ces documents dévoilent par exemple le grade du soldat,
la cause et le lieu de sa mort. Après avoir recherché et
trouvé la fiche d'un soldat, vous pouvez également déterminer
les coordonnées exactes de sa sépulture.
Si
vous voulez remonter plus loin, différentes pistes
peuvent vous être offertes. Les archives notariales regroupent
de très anciens contrats de mariage (jadis de règle dans
tous les milieux). Les archives fiscales, les anciens recensements
et les terriers peuvent enfin vous permettre de plonger
jusqu'au XVe et XIVe siècles, mais le plus souvent sans
filiation continue.
Les archives notariales et fiscales vous aideront justement
à mieux les connaître au plan social et économique... Vous
pourrez ainsi vous plonger dans leur quotidien, leur mode
de vie.
Si
vous voulez connaître le patrimoine de vos ancêtres, les
documents d'archives sont des mines d'informations.
Au
XIXe siècle, les déclarations de successions, conservées
aux Archives départementales, en série Q, indiquent le montant
de l'actif successoral (lorsqu'il y en a un). Pour en apprécier
les montants, plutôt que de se lancer dans de grandes opérations
de conversion, le plus souvent faussées par l'érosion monétaire,
le mieux sera de comparer les chiffres trouvés à ceux rencontrés
en regard des autres déclarations de successions des mêmes
registres. Vous aurez, rapidement, une idée assez précise
de la place qu'occupaient vos ancêtres au sein de leur village
ou dans leur quartier.
Pour
des ancêtres plus lointains, ayant vécu sous l'Ancien Régime,
vous pourrez rechercher leur contrat de mariage. Cet acte
était autrefois de règle et donc extrêmement fréquent, quel
que soit le milieu. Il touchait ainsi aussi bien les domestiques,
que les bourgeois et les nobles.
Se
trouvant au nombre des archives notariales, ces contrats
sont le plus souvent conservés eux aussi aux Archives départementales
(en série E), avec possibilité de les localiser par les
registres des bureaux du Contrôle des actes (conservés au
même endroit, en série C). Une fois ces contrats retrouvés,
voyez le montant indiqué pour la dot et, là encore, plutôt
que de tenter de convertir les sommes énoncées, comparez-les
entre elles.
Mes
ancêtres étaient-ils nobles ?
Riche
c'est une chose mais noble en est une autre est en la matière
mieux vaut se méfier des idées reçues.
A
savoir qu'un nom à particule (de Smet, de Saint-Paul, de
Rivière, etc.) ou un nom suivi d'un nom de terre (Durand
de Longchamp, Dubois de la Mothe, etc.) ne signifie pas
pour autant que la famille appartenait sous l'Ancien régime
à la noblesse.
Pour les premiers, il peut s'agir de simples patronymes
issus d'un nom de lieu (ainsi orthographiés) et, pour les
seconds, de noms de familles bourgeoises ajoutant celui
de leur terre ou domaine.
A l'inverse, bien des familles d'authentique noblesse portaient
des noms sans particule... De même, posséder un blason n'était
nullement réservé aux nobles.