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Vos ancêtres appartenaient-ils à la noblesse ?

Un français sur dix descend de Saint-Louis et neuf français sur dix descendent de Charlemagne.

Madonna et Céline Dion descendent toutes les deux d’un colon français du Canada.

Brice Lalonde et John Kerry sont apparentés. Ils sont même très proches puisqu’ils sont cousins germains, leurs mères, Fiona Lalonde et Rosemary Kerry, étant sœurs.

Et vous ?

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GENEALOGIE

Bottin Mondain
Who's Who

 

Rothschild, Mérieux, Taittinger... ces noms appartiennent au club très fermé des grandes familles qui sont entrées dans l'Histoire, les affaires et le Bottin mondain. Leurs patronymes sont des emblèmes parfois détournés par les héritiers ou sauvés par les épouses.

Les origines de la noblesse sont liées à celle de la monarchie, qu'elle va contribuer à installer, à combattre puis à servir selon ses intérêts. Dès le Moyen-Âge, la noblesse va s'organiser et la hiérarchie s'établir sur trois principes essentiels : l'ancienneté, les services et les illustrations.

On distinguera ainsi quatre catégories de noblesse : la noblesse immémoriale, les anoblis par lettres, les anoblis par charge, les agrégés de la noblesse.

Perdre son titre de noblesse ou la dérogeance
La dérogeance, sous l'Ancien Régime, était le rejet absolu. Pour l'éviter tout noble devait préciser sa qualification d'écuyer dans tous les actes officiels, s'interdire toute fonction " ignoble " (au sens étymologique du terme : ignobilis : non noble) que sont les métiers manuels, le commerce de détail et certains bas offices, comme huissier ou notaire. On était relevé de sa dérogeance par des lettres de réhabilitation, délivrées par le souverain et l'on revenait à l'état noble antérieur.
Il faut noter que les enfants légitimes, nés avant que leur père ne fût frappé de dérogeance, gardaient leur noblesse.

Il n'est pas possible d'acheter une particule en France.
On peut faire une demande de changement de nom auprès de la chancellerie, mais les chances sont maigres. Il semblerait par contre qu'une filière permette d'acheter des faux titres à l'étranger : Etats-Unis, Angleterre, Allemagne.
Ultime recours pour un anoblissement fictif : se faire adopter par un noble et prendre son nom.

La noblesse est généralement conçue comme une vertu que chaque noble reçoit de ses ancêtres de génération en génération. Elle est donc héréditaire. Ainsi par les liens du sang, la noblesse se transmet-elle de père en fils.
Le plus simple pour être noble de nos jours reste pour une roturière d'épouser un aristocrate, assurant à ses descendances leurs lettres de noblesse. Mais à une condition qu'il s'agisse et pour le mari et pour la mariée de leur premier mariage.



Envie de commencer votre arbre généalogique ?

Retrouver ses ancêtres :

Commencez par une enquête familiale
Il s'agit de faire l'inventaire et de réunir des éléments restés dans la famille (les livrets de famille, qui n'existent que depuis 1880, les faire-part, les photos de famille, etc) et la mémoire familiale (noms des pères et mères - dates de naissance et de décès...).

Les premières recherches seront souvent menées par correspondance, car la législation française actuelle interdit l'accès direct aux documents d'état civil datant de moins de 100 ans.
Vous vous procurerez un acte d'état civil concernant le plus lointain ancêtre sur lequel vous aurez des informations (généralement votre grand-père ou votre arrière grand-père).
Cet acte sera le plus souvent celui de son décès. Vous le demanderez à la mairie du lieu de décès, en n'oubliant pas de joindre une enveloppe timbrée à vos noms et adresses.

Cet acte de décès vous apprendra où est né cet ancêtre et à quelle date, ainsi que sa filiation (nom et prénom de ses parents). S'il est né avant 1922, il sera inutile d'aller voir son acte de naissance : avant cette date, en effet, les actes de naissance ne comportaient pas les date et lieu de naissance des parents, mais seulement leurs âges et professions. C'est là que tout se complique. Il vous faudra vous déplacer et aller consulter vous-même l'état civil de plus de 100 ans de la commune de naissance pour y commencer votre recherche.

Commencer la recherche sur le terrain
C'est le moment d'amorcer la recherche sur archives : dans l'état civil de la commune de naissance de votre ancêtre, vous rechercherez en priorité l'acte de mariage de ses parents (une fois sur deux, c'est là qu'il aura été célèbré). Aidez-vous pour cela des tables décennales alphabétiques, regroupant les mariages par périodes de dix ans. Sinon, recherchez, dans l'ordre, l'acte de décès du père, celui de la mère, ou tout autre indice permettant de savoir d'où pouvaient venir les parents.

Il en va ainsi tout au long de la recherche : à chaque génération, vous devrez rebondir à partir des éléments retrouvés dans les actes pour en trouver un (mariage ou décès) vous livrant la génération précédente. C'est là que vous devrez faire preuve de patience, de logique et de rigueur.

L'état civil a été crée en 1793. Une fois que vous serez remontés jusque-là et donc que cette source sera épuisée, vous devrez passer aux registres paroissiaux. Ces registres rassemblent les actes de baptêmes, de mariages et de sépultures. Malheureusement ils sont de moins en moins riches en informations au fur et à mesure que vous remonterez le fil des temps. Vous devriez pouvoir remonter, en moyenne, jusqu'à la seconde moitié du XVIIè siècle. En fait, tout dépend de la richesse et de l'ancienneté des collections d'archives, qui peuvent varier d'une commune à l'autre (- Paris, qui a vu l'ensemble de ses archives antérieures à 1860 détruites lors des incendies de la Commune, en 1870).

Vous voulez retracer l'histoire de l'un de vos ancêtres qui a participé à la Première guerre mondiale ?
Un site du ministère de la Défense, baptisé Mémoire des hommes, met à votre disposition une mine d'informations.

Ce site internet recense les fiches détaillées des soldats "morts pour la France" pendant la Première Guerre mondiale. Ces documents dévoilent par exemple le grade du soldat, la cause et le lieu de sa mort. Après avoir recherché et trouvé la fiche d'un soldat, vous pouvez également déterminer les coordonnées exactes de sa sépulture.

Si vous voulez remonter plus loin, différentes pistes peuvent vous être offertes. Les archives notariales regroupent de très anciens contrats de mariage (jadis de règle dans tous les milieux). Les archives fiscales, les anciens recensements et les terriers peuvent enfin vous permettre de plonger jusqu'au XVe et XIVe siècles, mais le plus souvent sans filiation continue.
Les archives notariales et fiscales vous aideront justement à mieux les connaître au plan social et économique... Vous pourrez ainsi vous plonger dans leur quotidien, leur mode de vie.

Si vous voulez connaître le patrimoine de vos ancêtres, les documents d'archives sont des mines d'informations.

Au XIXe siècle, les déclarations de successions, conservées aux Archives départementales, en série Q, indiquent le montant de l'actif successoral (lorsqu'il y en a un). Pour en apprécier les montants, plutôt que de se lancer dans de grandes opérations de conversion, le plus souvent faussées par l'érosion monétaire, le mieux sera de comparer les chiffres trouvés à ceux rencontrés en regard des autres déclarations de successions des mêmes registres. Vous aurez, rapidement, une idée assez précise de la place qu'occupaient vos ancêtres au sein de leur village ou dans leur quartier.

Pour des ancêtres plus lointains, ayant vécu sous l'Ancien Régime, vous pourrez rechercher leur contrat de mariage. Cet acte était autrefois de règle et donc extrêmement fréquent, quel que soit le milieu. Il touchait ainsi aussi bien les domestiques, que les bourgeois et les nobles.

Se trouvant au nombre des archives notariales, ces contrats sont le plus souvent conservés eux aussi aux Archives départementales (en série E), avec possibilité de les localiser par les registres des bureaux du Contrôle des actes (conservés au même endroit, en série C). Une fois ces contrats retrouvés, voyez le montant indiqué pour la dot et, là encore, plutôt que de tenter de convertir les sommes énoncées, comparez-les entre elles.

Mes ancêtres étaient-ils nobles ?

Riche c'est une chose mais noble en est une autre est en la matière mieux vaut se méfier des idées reçues.

A savoir qu'un nom à particule (de Smet, de Saint-Paul, de Rivière, etc.) ou un nom suivi d'un nom de terre (Durand de Longchamp, Dubois de la Mothe, etc.) ne signifie pas pour autant que la famille appartenait sous l'Ancien régime à la noblesse.
Pour les premiers, il peut s'agir de simples patronymes issus d'un nom de lieu (ainsi orthographiés) et, pour les seconds, de noms de familles bourgeoises ajoutant celui de leur terre ou domaine.
A l'inverse, bien des familles d'authentique noblesse portaient des noms sans particule... De même, posséder un blason n'était nullement réservé aux nobles.

 

 


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