L'Occitan
d'aujourd'hui - La langue d'oc
Traditionnellement appelé provençal, bien
qu'il déborde considérablement la Provence
géographique, l'occitan est le terme qui s'est
imposé récemment pour désigner les parlers
d'oc, c'est-à-dire l'ensemble des parlers
de type méridional situé, en France, au sud
d'une ligne approximative Gironde-Alpes et
auquel on ajoute le val d'Aoste, en Italie.
Il existe cinq dialectes occitans qui sont
:
- le provençal,
- le languedocien,
- le gascon,
- le limousin,
- l'auvergnat.
C'est entre dix et douze millions que l'on
estime généralement le nombre actuel des usagers
de l'occitan, mais il est difficile de vérifier
cette estimation à cause de la complexité
de la situation linguistique.
A
la fin du XIe siècle, tandis que la chanson
de geste, où dominent les thèmes guerriers,
s'épanouit dans le Nord de la France encore
frustre, règne dans le sud, une civilisation
plus riche, plus raffinée, plus élégante.
Occitan,
as dreit a la paraula, parla! (Occitan
tu as droit à la parole, parle!)
Le catharisme
Cette société tolérante, dans un monde qui
l'est peu, accepte et encourage la propagation
d'une nouvelle loi, le catharisme.
Un autre christianisme, apparu en Europe aux
alentours de l’an Mil et qui se développa
particulièrement dans certaines régions à
partir du XIIe siècle. Cette religion opposait
deux créations : celle du Dieu Bon : le Paradis,
éternel et spirituel, et celle issue d’un
Principe mauvais : notre monde temporel et
matériel assimilé à l’Enfer.
Dans cette perspective, il était inconcevable
que le «Bon Dieu» soit à l’origine d’un monde
où règne le péché, la souffrance et la mort.
Cette attitude provoque une réaction violente
: Une croisade lancée par le pape Innocent
III et menée par les roys de France.
Dite "des Albigeois", cette croisade,
dont le prétexte est la lutte contre l'hérésie,
aboutit à la conquête des régions du Sud par
la France, en 1229, et au déclin de la civilisation
et de la littérature méridionales, une fois
éteints les derniers feux de la révolte exprimés
dans les poèmes polémiques, les "sirventès".
La colonisation des régions conquises ne se
fait pas sans peine : de nombreuses révoltes
éclatent, mais elles sont réprimées dans le
sang et n'aboutissent pas.
La langue occitane reste parlée, mais la langue
écrite, celle de l'administration devient
peu à peu celle du pouvoir : le français.
ANECDOTE
La version gauloise du latin populaire - appelée
«gallo-roman» - a évolué pendant ce temps
en une multitude de dialectes qu'on peut regrouper
sommairement, d'après leurs parentés lexicales
et phonétiques, en dialectes du Nord et dialectes
du Sud.
On s'est entendu pour nommer ces groupes de
dialectes d'après la manière dont les gens
disaient «oui». Or, le latin hoc ille (qui
signifie «c'est ça») avait abouti dans le
Nord à o-il (qui deviendra oui) et dans le
Sud à oc. On appelait donc les dialectes du
Nord la langue d'oil, ceux du Sud la langue
d'oc.
La
persistance de l’imprégnation romaine, développé
dans la culture dite occitane visible dans
le tracé des lacets antiques des cols pyrénéens
du tour de France mais aussi dans les paysages
des vignobles de Gaillac et de Cahors ou même
à l’anecdotique histoire du Roquefort connu
des Empereurs Romains.
Toulouse
est parfois considérée comme la capitale culturelle
de l'Occitanie.
Dans
le Val d’Aran, côté espagnol, la langue occitane
a un statut de co-officialité, avec le castillan
et le catalan. La population est très attachée
à la transmission de cette langue et de cette
culture, composantes essentielles de la personnalité
régionale.
Personnages
historiques
Aliénor d'Aquitaine
D'Artagnan
Cyrano de Bergerac
Ermengarde de Narbonne
Georges Pompidou
Gaston Phébus
Henri IV : roi de France et de Navarre
Bernadotte : roi de Suède
Antoine de La Mothe-Cadillac : gouverneur
de Louisiane, fondateur de Detroit (USA)
Jean Jaurès OC
Marquis de Lafayette
Nostradamus
Richard Cœur de Lion